Et le vide fût comblé
Le drame elfique
L'apogée Mayem
L'arrivée
L'oubli et son mensonge

Et le vide fût comblé

Il y a 400 000 ans, dans le silence et l'immensité de l'espace, un chaos de matière et d'énergie se produisit. Et l'astre de vie fût. Les premières formes firent leur apparition, simples cellules, puis formes de vie plus évoluées jusqu'à la véritable première espèce pensante : Les Elfes.

Le drame elfique

Ainsi la race la plus ancienne était unie en une seule et même entité, croyant aux mêmes dieux, ayant les mêmes us et coutumes. Unis dans le même but : la prospérité et l'aboutissement vers la pureté. Cette race noble et fière se développa sur l'île enchanteresse de HÉSIODE, rien ne leur manquait. Parallèlement à eux d'autres races émergèrent : envoûtantes Fées, Lutins malicieux, Nains bourrus, et Géants benêts. La vie n'aurait pu être que joie pour ce peuple, mais c'était sans compter sur l'envie. L'envie du pouvoir, des richesses, la jalousie des biens d'autrui. Quelques dissidents à l'ordre établi décidèrent de vénérer d'autres divinités plus obscures, versées dans les arts chaotiques. Ce groupe grandit durant les siècles et l'inévitable se produit : La Guerre.

L'île fut littéralement déchirée en deux, la magie et les armes utilisées étaient d'une telle puissance que depuis ce jour au centre de l'île se tient une chaîne de volcan en perpétuelle activité cernée de végétation hostile et de flammes éternelles.

Il n'y eu point de vainqueur, point de vaincu, mais depuis ce jour la nation elfe est divisée, et une guerre éternelle existe entre ces deux peuples. Les Elfes Noirs, puisque c'est ainsi qu'ils se nomment, continuèrent à verser dans les arts maléfiques corrompant tout leur entourage et fondant leur nation dans les souterrains au sud de l'île de HÉSIODE. Les Elfes originaux, ou hauts elfes, accusèrent durement le choc de la trahison d'une partie d'entre eux : l'unité était détruite.

Cette scission provoqua de nombreuses dissensions et départs. Ainsi un groupe décida de se ressourcer auprès de la nature, au cœur même des forêts. Les Elfes Sylvains inspirèrent d'autres départs : hérésie pour les Hauts elfes, certains quittèrent le nid pour rejoindre la jeune nation Mayem, en quête d'aventures ils acheminèrent les marchandises aidant au développement du commerce entre les différents continents et îles. Ce sont des elfes Marins que naquit la sauvage peuplade des Elfes Gris, leur appétit d'aventures se tourna vers la ville et tout ce qu'elle avait à offrir. De leur côté de l'île, les Elfes Noirs ne connurent pas l'unité très longtemps. Les regrets, la honte s'installa parmi eux. Des dissidents quittèrent l'île, mais le départ ne fût pas aussi discret et paisible que prévu. Une nuit que tout le monde connaît sous le nom de la Nuit des Regrets, le combat fit rage au sud de HÉSIODE. De nombreuses âmes furent emportées. Mais les fuyards réussirent à quitter l'île pour l'île de PRAXITELE. Les Elfes Sauvages consacrèrent alors leur vie, à l'isolement, à la rédemption et à la protection de la nature, d'une manière si discrète mais si violente qu'ils purent endiguer des fléaux que les Sylvains n'auraient pu imaginer ne serais ce que ralentir. Ils s'installèrent alors dans d'autres endroit reculés du monde.

Ces événements firent réfléchir La Matriarche et sa cour, maîtresse incontestée des Elfes Noirs, elle décida alors de se rapprocher du monde, de ne plus apparaître comme la grande menace, tout en continuant à verser dans les arts interdits et sombres.

L'apogée Mayem

Il fallait bien que toutes ces luttes parmi les Elfes et l'affaiblissement qui en résulta, profita à un peuple. Les Mayems purent sortir de leurs cocons, colonisant la majeure partie du monde en se contentant d'occuper l'espace vide. Mais l'unité n'était pas le leitmotiv de cette race, basant plus l'évolution sur le profit et une certaine approche de la loi du plus fort. Ce qui n'empêcha pas les Mayems de créer de nombreuses villes, comptoirs, voies de commerce, d'explorer le monde et de conquérir, la terre, la mer mais aussi les cieux grâce aux dirigeables.

Mais certains n'étaient point satisfaits de cette vie. Une population de femmes se détacha du lot. Trouvant le monde des hommes abject et impur, elles décidèrent de s'isoler dans le désert de KALOMIRIS, assurant leur lignée par des kidnappings de filles à peine née, ou par des viols organisés dans des villages de petites tailles (ne laissant que peu de survivants). Ainsi naquirent les Amazones.

A l'opposé, d'autres trouvèrent que le monde n'explorait pas suffisamment certaines voies inexploitées. Un groupe de puissants sorciers se constitua. Le concile des 7, puisque c'est ainsi qu'ils se nommèrent eux mêmes, décida d'explorer des recoins de la connaissance inconnus jusqu'alors. Leurs réalisations furent étonnantes dans bien des domaines. Mais ils ne furent mis au banc de la société que le jour ou ils créèrent une nouvelle race intelligente. Prenant le meilleur du félin et de l'humain, ils créèrent le Peuple Chat, puis disparaissant, pour ainsi dire, du jour au lendemain, ce peuple se retrouva bien seul, chassé par les meilleurs chasseurs au monde : Les Amazones. Ils se replièrent au nord sous terre où ils vivent depuis une vie semi paisible.

L'arrivée

Il existe des mondes bien différents de Blasphème, mais il en existe aussi de bien semblables. Ainsi le monde nommée Terre par ses habitants, fait-il parti de ces derniers. Situé aux confins de l'espace, dans quelque univers inexploré.

En des temps reculés cette planète rejeta une partie de ses croyances et de ses dieux. Pour en adopter d'autres. Certains des anciens disparurent simplement, faute de croyants, d'autres perdurèrent et durent trouver ailleurs une nouvelle source de croyance pour pouvoir survivre. C'est ainsi que les olympiens arrivèrent sur Blasphème. Leur adoption en tant qu'entité toutes puissantes fut quasi immédiate, et ce par les différentes races et peuplades de Blasphème, plus puissantes, plus présentes, renforçant le désir de cohésion de la plupart de peuples, apportant la croyance et la spiritualité à des races qui en étaient dépourvus. Ainsi les différentes populations Elfes vénérèrent-elles Arès, Poséidon, Hermès ou Artémis suivant les préférences de chacun. Les Nains travailleurs leur préférant Héphaïstos, les Lutins farceurs Dionysos.

En retour les olympiens offrirent aux habitants de ce nouveau monde, une prospérité, un savoir, sans égaux dans l'univers connu, comme pour les remercier de les avoir sauvé.

Blasphème connu des révolutions industrielles, une paix entre les peuples, la découverte de l'univers, grâce aux voyages spatiaux. Ils découvrirent alors d'autres mondes, d'autres races.

L'oubli et son mensonge

Mais l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement. Les différentes races furent vite attirées par la science et non plus par la spiritualité que pouvaient leur offrir ces dieux venus d'ailleurs. Leur culte fut peu à peu délaissé, et les dieux disparurent à nouveau, mais cette fois ci, aucune action ne put être tentée pour empêcher cet état de fait : les dieux moururent à nouveau faute de croyants.

Mais des entités toutes puissantes peuvent elles ainsi disparaître ? Leur magie, leur œuvre devenir imaginaires aussi simplement que cela ? Oui mais cela était sans compter sur certains de leur enfants. Ainsi les 9 Muses issues de Zeus et de Mnémosyne survécurent elles à leur père, car toujours présentent dans le cœur et l'esprit des créateurs, des artistes, et l'imaginaire des pensants. Elles accumulèrent le pouvoir de leurs pairs disparus et une envie de vengeance. Le jour du grand oubli arriva sans que personne ne put le prévenir. En quelques instants l'imaginaire et la créativité de Blasphème qui était alors habitué aux voyages spatiaux, qui avait réussi à vaincre la maladie, l pauvreté fut réduit à sa plus simple expression. Les 9 sœurs tinrent leur vengeance. Elles dictèrent un nouvel ordre, tous ceux leur résistant, furent "oubliés". La civilisation supérieurement avancée de Blasphème se retrouva à l'âge féodal ou l'âge de l'apprentissage comme aiment à l'appeler les nouvelles maîtresses de ce monde, car le peuple dut réapprendre à vivre et à croire, tout en portant en eux la faute. La faute d'avoir tué de leur main un dieu durant une période qu'elles nommèrent La Trahison des Croyants. Toute cette période fur crée de toute pièce et introduit dans l'esprit des mortels. Tout ce qui fut crée, fut détruit ou oublié, masqué aux yeux des habitants de Blasphème. Certaines inventions persistèrent, comme pour donner plus de crédit au mensonge : Le Zeppelin ou dirigeable, transporte toujours des gens dans les cieux. Enfin elles modifièrent totalement l'origine des Mayems. Race très ressemblante des humains qui les vénéraient jadis, elles leur firent croire qu'ils avaient la même origine, nés de l'argile par les pouvoirs de Zeus et Prométhée

Il se posait pourtant le problème des races d'autres mondes aux muses. Il fut évident que ces races ne pouvaient être manipulées de la sorte, il fallait aussi empêcher ces races de coloniser leur monde et les habitants de Blasphème de partir à l'aventure. La solution fut de garder des contacts avec ces races, pour profiter du commerce entre autres, museler l'esprit des blasphémateurs (comme elles appellent les habitants de leur monde d'adoption) pour leur éviter l'idée de partir ou de se procurer du matériel étranger. Enfin les Muses firent une concession au futur (ou plutôt présent) : Les Gardiens, êtres de métal de plusieurs dizaines de mètres de haut, pilotés par des personnes choisies par les muses elles mêmes et servant à détruire tout menace trop importante. Ils n’ont depuis servi qu'une seul et unique fois, pour empêcher un peuple d'homme oiseaux venus des étoiles de prendre le pouvoir. Tout le monde se souvient de la première et unique apparition des Gardiens, signe de la toute puissance des Muses.

Elles renommèrent le monde de telle façon qu'il est aujourd'hui connu sous le nom de Blasphème et ses régions qui le composent en référence à leur civilisation défunte.

Quant à la population de Blasphème, les Muses se les partagèrent selon un découpage géographique. A partir de ce jour, un être se devait de "servir" la muse qui chapeautait sa terre natale, tout en rendant hommage à la muse de la contrée où il se trouvait.

Les Mayems ou les elfes marins ou gris, étant très répartis sur la surface du globe, se sont retrouvés sous la tutelle de plusieurs muses, voir de toutes, à l'inverse du peuple fée entièrement sous la tutelle d'une seul et même muse.

  • Calliope, muse de l'éloquence et de la poésie épique décida de guider les hauts elfes de Hésiode ainsi que le sud de l’île sans nom et de Scopas, débordant quelque peu sur Polymedargos. On dit que ces tablettes contiennent les actes de bravoures de milliers de héros.
  • Clio, muse de l'histoire au parchemin mystérieux, pris sous son aile, La partie Est du continent de Phidias, ainsi que l'océan autour, elle force, ainsi, nombre de marin a réfléchir au passé et a tenir des carnets de route.
  • Euterpe de part sa musique inspira le Sud est du monde
  • Erato l'élégiaque, se fit inspiratrice des habitants du nord de Lysippe jusqu’au sud d’Eschyle et du nord est de Polymedargos
  • Melpomène, tenant de sa douce main le masque de la tragédie, guidant Les elfes noirs, les Méduses et une tribu d'elfe sauvages des îles de Hésiode, Praxitèle, Polyclète.
  • Thalie au visage masqué et son art de la comédie lança sur les routes les troubadours, bardes et comédiens de la partie centrale de Phidias et du nord de Eschyle
  • Terpsichore à la lyre, de part sa danse envoûtante, prit le sud de Polymedargos jusqu’à le ville Elfe de Myron
  • Polymnie et son lyrisme fut une source pour tous les autres habitants
  • Uranie grâce à son globe et son compas guida les êtres de Scopas du nord l'île sans nom

Ainsi observent elles à partir de Parnasse, Hélicon, Pinde et Olympe, les hommes et leur progrès dans la voie de la rédemption et du pardon.

Les dieux, Olympiens ou anciens dieux de Blasphème, reviendront ils ?